L’Organe National de prévention et de lutte contre la corruption a organisé, en collaboration avec le programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association Algérie_UE (P3A), un atelier de travail sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme : approche basée sur les risques, qui s’est tenu le 12 juin 2019 à l’hôtel El Djazair.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des activités de l’Organe en matière de prévention de la corruption et les infractions connexes, conclu par l’élaboration d’un guide pratique intitulé « les mesures et les mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent», au profit des professionnels assujettis à l'obligation légale de déclaration de soupçon, destinées exclusivement à la Cellule de Traitement de renseignement financier (CTRF).

Les travaux de l’atelier ont été ouverts par M. SEBGAG Abderrazak, Secrétaire Général de l’Organe, précédé par les allocutions de M. Hamid Fourali, Directeur de l'unité de gestion du P3a et de M. Hibouche Abdenour,  Président de la CTRF.

 

 

L’atelier, animé par M. Maurice JEUNET, Expert de l’Union Européenne, s’est déroulé en deux séances. La première a été consacrée à la présentation du Guide pratique portant mesures et mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent. La deuxième a été consacrée à une analyse critique du dispositif juridique national de lutte contre le blanchiment d’argent.

                   Le guide pratique remis aux participants, comprend un chapitre sur le cadre conceptuel et juridique de la lutte contre le blanchiment d’argent, un chapitre consacré à la déclaration de soupçon et les devoirs et obligations connexes, ainsi qu’un dernier chapitre traitant de la LBC/FT, approche fondée sur les risques.

                   L’auditoire, de plus de 80 personnes, est représentatif des différents secteurs participant d’une manière directe ou indirecte dans le processus de lutte contre le blanchiment d’argent à l’instar du secteur financier et bancaire (banques primaires, Banque d’Algérie, Algérie Poste…), des professions libérales (notaires, huissiers de justice, commissaires aux comptes…),  des organes de contrôle (IGF, Cour des comptes, Conseil de la concurrence…), des institutions publiques (Ministère de la Justice, la Direction générale des impôts, l’administration douanière, les domaines…), ainsi que des officiers de la police et de la Gendarmerie Nationale.

                   A l’issue des travaux, il a été fait lecture d’une série de recommandations émergeant des différentes interventions des participants, portant en particulier sur  la nécessité d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d’argent et la mise en place un comité national de coordination ; et de privilégier les approches basées sur les risques qui permettent d’identifier les profils des personnes et des opérations à surveiller ;

              Le Secrétaire Général de l’Organe a prononcé l’allocution de clôture des travaux, en remerciant les participants pour leur participation active aux débats, en soulignant la nécessité de déployer et de concerter les efforts des différents acteurs agissant dans ce domaine. Il a réitéré l’engagement et la disponibilité de l’Organe et de son Président à œuvrer conjointement avec tous les secteurs concernés pour lutter contre toutes les formes de corruption y compris le blanchiment d’argent.